Récit de la course XPD Portugal ARWC 2009


C’est une course de 6 jours… soyez indulgent sur la longueur du récit!  Bonne lecture.

Pour notre équipe, la course XPD Portugal a commencé en juillet dernier alors que nous avons terminé 2ième à la course Untamed New England.  Cette course faisait partie de la série du championnat du monde.  Notre 2ième position, derrière la formation ATP/Salomon, nous a permis de se qualifier pour le championnat du monde en plus de gagner notre inscription.  Après quelques discussions, nous avons décidé de se lancer dans ce beau projet et les préparatifs ont commencés dès le mois de septembre.

C’est donc le dimanche 1er novembre que nous avons pris la route en direction de New York pour prendre notre vol d’aller vers le Portugal!  Le voyage s’est bien passé.  Tous nos bagages se sont rendus et pour une raison que l’on ignore, la dame au comptoir des bagages ne nous a rien chargé pour nos sacs et boîtes de vélo définitivement surchargés?!

Arrivé à Lisbonne, nous étions attendus par mon père qui était déjà au Portugal une semaine avant nous.  Celui-ci allait être notre support crew durant la course avec Vincent, le conjoint de Stéphanie.  Nous étions aussi attendus par des gens de l’organisation qui assuraient notre transport de l’aéroport à notre lieu d’hébergement.  Nous avions la chance d’avoir une maison complète louée à notre disposition.  Ceci à grandement aidé à coordonner toutes les activités d’avant course.  Nous disposions de beaucoup de place et de toutes les commodités nécessaires (internet, cuisine, lavage, auto) et même de luxe (BBQ, boyau d’arrosage, sèche linge…).  Le gros luxe quoi!

Les trois premières journées ont été passées à remonter les vélos, reclasser l’équipement et surtout acheter tous les trucs que nous n’avions pas apportés avec nous, principalement la nourriture.  C’est toujours plaisant de faire une épicerie de course.  C’est comme être un enfant et pouvoir acheter tout ce qu’on veut : chocolat, bonbons, jello, biscuits, gâteau…!!

En plus de ces commissions, nous sommes allé faire une bonne randonnée de vélo question de tester les montures (et les cavaliers!).  Nous avons aussi profité de l’occasion que les organisateurs nous offraient pour essayer les kayaks en mer.  Un petit tour sur la piste cyclable pour faire du patin à roues alignées s’est aussi avéré essentiel.  Alex s’est rendu compte que les patins qu’il avait apportés n’étaient pas du tout adéquats.  Heureusement, il en a trouvé dans un magasin de sport et le tout a été vite réglé!

Après trois jours de test et de commissions, le convoie de la France est arrivé.  Comme Stéphanie, Vincent et les enfants habitent en France depuis le mois de septembre, ils ont loué pour l’occasion un motorisé de 7m et ont conduit de Paris jusqu’à Lisbonne en trois jours.  Toute la famille y était incluant les deux enfants, Léa et Émile ainsi que les grand-mamans Loulou et Lise.  Ce fan club allait nous suivre tout au long de la course et nous aider à bien performer avec l’équipe de support.

Après tous les ajustements d’avant course; véhicules de support, épicerie, équipement, etc, etc, c’était maintenant le temps de passer aux activités officielles d’avant course.  Le vendredi soir, nous nous sommes présentés à Cascais pour la remise des dossards et la photo d’équipe officielle.

 

Le lendemain en soirée, c’était la rencontre officielle d’avant course.  59 équipes de 25 pays étaient présentes avec leur équipe de support dans une salle pleine à craquer.  L’organisateur a procédé à l’ouverture protocolaire en compagnie de Geoff Hunt; le directeur de la « Adventure Racing World Series ».  Ils ont ensuite fait le survol du parcours et présenté toutes les sections.  Le parcours apparaissait grandiose mais aussi très difficile comme en faisait foi les petits graphiques de dénivelé qui étaient rarement plat!

Malheureusement, très peu d’information a été donnée sur le format « particulier » de cette course.  En effet, plusieurs différences majeures au niveau du classement des équipes peuvent être soulignées par rapport à cette course.  La compréhension de ces différences pouvait altérer considérablement la stratégie de course des équipes.

 Les grandes lignes de ces différences sont :

  • L’équipe gagnante est celle qui a visitée le plus de CP réguliers et non celle arrivée première en premier à la ligne.
  • Les CP bonis ne servent qu’à départager deux équipes ayant le même nombre de CP réguliers.
  • Le temps de course ne sert qu’à départager deux équipes ayant le même nombre de CP réguliers ET de CP bonis.
  • Pour obtenir un seul CP régulier, il peut être nécessaire de visiter plusieurs points de contrôle sur le terrain (ex. CP1A, CP1B et CP1C pour obtenir le CP1 régulier).
  • Aucun CP n’est obligatoire.  Une équipe peut sauter des CP à volonté.
  • Aucun ordre obligatoire pour faire les CP.
  • Les cut off manqué ne placent pas automatiquement une équipe derrière les autres qui l’ont fait.  L’équipe est plutôt envoyée sur un parcours raccourci pour regagner le parcours régulier en aval et peut continuer à récolter des CP par la suite.

Cette course allait en être une HYPER stratégique!

Suite au briefing, nous avons récupéré nos 85 cartes les deuxième et nous sommes retournés à nos quartiers sans tarder afin d’élaborer notre stratégie.  En gros, nous avons rapidement identifié que les CP bonis ne nous serviraient pas à grand-chose.  Si nous avions le temps et/ou l’énergie pour allé en faire un, aussi bien faire un CP régulier à la place pour monter dans le classement.  De plus, nous savions que nous allions devoir sauter des CP réguliers afin de rencontrer les cut off.  Mais avec 85 cartes à regarder et plus de 900km de parcours, nous allions devoir prendre ces décisions plus tard sur le parcours…

Jour 1 – Prologue à Cascais.

La journée de dimanche, le 8 novembre, se voulait un prologue d’une journée dans la ville de Cascais et les alentours.  Immédiatement sur le coup du départ, les équipes se sont rapidement dispersées dans toutes les directions pour participer aux activités spéciales éparpillées un peu partout dans la ville (surf, nage, tir à l’arc, jeu traditionnel Portugais…)  Tous ces jeux ne valait seulement qu’un seul CP Bonis; nous avons donc rapidement conclu qu’il faillait allé directement sur le parcours régulier pour ramasser les CP réguliers en priorité.

Première discipline au menu : patins à roues alignés sur le bord de l’océan.  Ce trajet était magnifique et nous avons bien travaillé en équipe.  Suivi ensuite un trek  le long de la côte également jusqu’à « Capo da Roca »; le point le plus à l’ouest de l’Europe continental.  Les falaises nous ont fait faire de bons détours et de bonnes montées et descentes.

Le vélo qui suivi fut court et rapide.  Au milieu de cette section, des activités de corde de type « arbre en arbre » mais plutôt « roche en roche » permettaient de changer le mal de place.  Le trek final nous faisait courir dans un ravin encavé dans la ville jusqu’à la plage de Cascais.

Nous avons complété le prologue en 6h46.  Suite à cet « échauffement », notre équipe de support nous a servi un succulent soupé et nous avons pris la route en direction de la ville de départ de la portion expédition de la course.  Les indications que nous avions des organisateurs étaient très rudimentaires et le GPS n’est pas toujours efficace dans les dédalles de rue (surtout en motorisé!).  Nous nous sommes tous rendu et le confort du « winnebago » nous a donné le temps de réviser les cartes des jours à venir.

Jour 2-7 Course expédition

Le départ de la portion expédition de la course a été donné le lundi matin, 9 novembre, à la course à pied près d’un ancien château abandonné dans la ville de Lousa.  Dès le départ, il est vite devenu évident que les premières sections en montagnes allaient être très exigeantes.  Notre rythme était bon et nous avons donc décidé de faire tous les CP réguliers de cette section.  Ceux-ci nous faisaient visiter les villages « Schist ».  Ces tous petits villages sont isolés et pour la plupart abandonnés avec des rues pavées de pierres et de toutes petites habitations entassées les unes contre les autres à flanc de montagne.

Ce trek incluait aussi un CP dans une section de canyonnering pour laquelle nous devions trainer notre wetsuit toute la journée.  Cette section fut très belle mais en rétrospective longue pour un seul CP.

Arrivé à la première zone de transition, notre équipe de support nous attendait avec les vélos mais ne pouvait pas formellement nous aider.  Tout l’équipement devait être préparé d’avance et nous devions ne rien laisser derrière en quittant.  Cette section de vélo allait nous prendre la nuit au complet.  Le vent et le brouillard l’ont rendu particulièrement ardue alors que nous roulions en continue sur les arêtes exposées des montagnes environnantes.  Le plus mémorable fut sans l’ombre d’un doute le bruit des immenses éoliennes qui tournaient à quelques dizaines mètres de nous en faisant un assourdissant bruit « whooosh-whooosh » sans que nous puissions les voir.

Cette section comportait d’interminable montés en lacets.  C’est également dans cette section que nous avons commencé à sauter des CP réguliers, afin de maintenir un rythme adéquat pour rencontrer les premiers temps de coupure.  Après plus de 13h en selle et sans sommeil, nous avons atteint la transition #6 à Lorica qui nous ramenait sur nos pieds. 

Encore une fois, une section très montagneuse nous attendait où nous passions d’une vallée à l’autre pour finir à plus de 1700m d’altitude au village de Penhas da Saude.  Ce point représentait la première zone d’assistance; c’est-à-dire là où notre équipe de support pouvait nous fournir toute l’aide nécessaire et l’accès à tout notre équipement.

Nous sommes rapidement repartis en vélo, pour une longue section de descente de plus de 1000m de dénivelé négatif.  Cependant, il y avait aussi plusieurs montées!  Arrivé au début de la section de kayak d’eau vive, nous savions que nous étions arrivés trop tard pour faire la section sur l’eau.  Nous devions donc procéder à pieds pour ramasser les même CP.  Ceci nous a quelque peu déçu car une pause de vélo/trek aurait fait du bien.  Mais à défaut d’être sur l’eau, nous avons eu la compagnie d’un chien sur plus de 21km.  Celui-ci a même traversé une rivière à la nage avec nous et bushwalké dans les ronces!!

Arrivé à Barroca, nous avons quelque peu surpris l’équipe de support qui ne nous attendait pas si tôt!  Nous avons repris les vélos pour entamer une autre longue section de vélo de nuit.  Le début fut particulièrement pénible; un longue-LONGUE montée abrupte, déjà difficile à pied mais en plus nous devions pousser/tirer/porter nos vélos jusqu’au sommet!

Comme nous étions dans notre deuxième nuit, nous avions convenu de dormir dans cette section.  Vers 4ham, Stéphanie commençait à être particulièrement fatigué et une peu moins patiente dans les dédalles de sentiers où la navigation était particulièrement difficile en vélo!

Nous avons trouvé aux petites heures une grange qui était « parfaite » pour dormir.  Alex l’a affectueusement baptisé « la crèche de noé »!  Une petite heure et 45min de sommeil pour se remettre sur le piton et repartir ensuite en direction de la transition #9 dans la ville de Castelo Branco.

À l’aube de notre 3ième journée de course (mercredi matin), le chronomètre commençait à nous siffler les oreilles.  Nous avions encore une section de patins à roue alignées et de kayak avant de rejoindre la zone d’assistance #3.  Nous devions atteindre ce point avant 21h si nous ne voulions pas être coupé.

Aussitôt les patins enfilés, nous repartions escortés par mon père pour nous offrir une protection passive contre les voitures passant à toute vitesse.  Mais ce n’est pas les voitures qui allaient nous en faire baver le plus dans cette section; mais plutôt les côtes… descendantes!  Stéphanie l’a découvert, elle préfère de loin les montées aux descentes en rollerblade!!  Heureusement nous avions nos souliers de course à pied avec nous.  À chaque descente, elle faisait le changement et descendait à un rythme de 4min/km après 3 jours de course!!  Somme toute, nous n’avons pas perdu trop de temps et le reste de la section plus plane a bien été jusqu’à la transition #10 à Malpica do Tejo.

À cet endroit, notre équipement de nautique nous attendait.  Nous devions tout ramasser (sauf les kayaks; heureusement!!) et courir 5km jusqu’à la mise à l’eau.  Le parcours de kayak offrait plusieurs options de rallongements pour faire des CP réguliers additionnels, mais notre temps était compté.  Nous avons passé au travers de cette section pratiquement sans manger ni boire ni arrêter.  Nous en avons même oublié que la rive gauche de la rivière se trouvait en fait en Espagne!  Nous avons atteint la zone d’assistance avec le soleil couchant, un timing parfait.  Nous disposions ainsi d’environ 2h de réserve avec le cut off de 21h.  Tout se déroulait « according to our plan »!

Cependant, l’organisateur nous avait bien avertis, la zone d’assistance #3 ne marquait que le point milieu de la course.  Certes, les montagnes étaient derrière nous, mais les longues distances et la navigation difficile étaient devant nous.  Pour ne pas le faire mentir, nous nous engagions en sortant dans un trek de 46km suivi d’un « monster bike » de plus de 135km!

Le trek fut particulièrement long.  Nous avons dû sauter d’autres CP réguliers et ainsi suivre les routes principales pavées.  Celles-ci nous obligeaient à courir et leur surface dure était particulièrement difficile pour les pieds.  Qui plus est, notre second dodo dans cette section ne s’est pas passé comme prévu.  Un sommeil de 1h15 s’est finalement transformé en 3h45 alors qu’aucune des nos montres ne nous a réveillé (un sentiment désagréable de déjà vue…!).  Fâchés et un peu paniqués, nous sommes repartis la rage au coeur pour finir cette sections d’un bon rythme jusqu’au magnifique château de Marvao.

 

De ce point nous reprenions les vélos.  Mais notre plan initial n’était maintenant plus applicable car nous étions 2h30 en retard.  La transition au château fut longue.  J’ai dû sortir les 13 cartes que comptait la section de vélo suivante et toutes les mettre au sol afin de visualiser où nous allions couper du temps.  Un gros merci à mon père pour le système de  repères qui m’a grandement aidé à mettre les cartes ensemble rapidement!!

Une solution à notre problème semblait possible… couper au travers!  Là où nous n’avions pas de carte.  Il y avait certainement une route.  Nous sommes donc repartis avec l’intention de s’arrêter pour demander de l’aide aux habitants d’un village en chemin; un concept qui n’est pas nécessairement simple en campagne portugaise!  Mais la chance nous souri, nous sommes tombés sur un Hollandais nommé Jacques qui parlait anglais.  Il nous a indiqué le chemin à suivre et grâce à lui, nous avons coupé plusieurs heures et km de trajet.  Ce raccourci nous a permis de ramasser des CP réguliers vers la fin de la section.  Les décors ont drastiquement changés depuis les montagnes.  Nous sommes maintenant dans des champs d’oliviers et de lièges.  Le terrain est beaucoup plus plat et la vitesse est bonne, ça fait du bien.

Nous avons atteint la zone d’assistance #4 vers 21h.  Le cut off étant à minuit, nous disposions même de temps pour dormir confortablement dans le motorisé.  Après une heure à ronfler (moi!!), Vincent vint nous réveiller.  Alex était perdu et lui disait que ça ne faisait que 10 minutes qu’il dormait…  À 23h, nous quittions la zone d’assistance pour entamer le dernier stage.

Le court trek entrecoupé d’une descente en rappel se passa bien.  Mais la section de kayak suivante commençait de façon plutôt éreintante.  Un portage de 2-3-4?km jusqu’à la rivière avec des embarcations qui se portagaient très mal.

Après une longue transition, nous avons enfin mis à l’eau sous la pluie battante et le brouillard épais; la visibilité était nulle.  Après une heure à pagayer, nous avons eu de la difficulté à savoir où nous étions exactement.  Après ce qui paru interminable (~1h), nous avons repris la bonne direction.

La nuit en kayak fut très longue.  Premièrement, Stéphanie ne pouvait plus pagayer efficacement à cause d’un problème à son épaule.  Pascal pour sa part était sérieusement zombie et la navigation était difficile étant donné les conditions.  Mais nous avons atteint le bout en milieu d’avant midi vendredi matin.

La transition au vélo parut très longue, nous étions détrempés, congelés et épuisés.  Malgré tout la prochaine section semblait atteignable, même avec tous les CP réguliers.  Cependant, de multiples problèmes de crevaison avec le pneu avant d’Alex nous ont ralentis considérablement et nous avons dû couper un CP régulier.

Arrivé à la transition 14, nous disposions de 30 minutes avant le cut off pour repenser notre stratégie.  En effet, à ce point, nous avions deux options :

1- Faire le cut off et se lancer dans la section de trek.  Ceci voulait dire que nous devions encore une fois courir pour réussir à faire le prochain cut off et que nous allions potentiellement sauter plusieurs CP réguliers.

2- Manquer volontairement le cut-off et prendre le raccourci en vélo.  Celui-ci nous permettait de regagner le parcours dans une autre section de vélo relativement dense en CP réguliers.

Nous avons choisi l’option #2!  C’est particulièrement contre intuitif de volontairement décider de prendre un raccourci, mais dans cette course très différente, c’était la bonne décision.  Le raccourci nous permit de passer par de plus gros village (presque des villes!).  Nous sommes ainsi arrêtés manger des bons « ribs » dans un restaurant local.

Aussitôt arrivé à la transition, nous avons convenu avec notre support crew que nous allions dormir 1h30 avant de repartir pour la dernière nuit.  Le confort est minime sur les cailloux derrière le bâtiment mais le sommeil est tout de même au rendez-vous.

Vincent me réveilla à l’heure convenu en me disant; « ne me frappe pas, c’est le temps de se lever »!!  La fatigue commence à être profonde, les réactions au réveil peuvent être imprévisibles!  Après plus d’une heure à bricoler sur le vélo de Alex encore une fois à cause de son pneu avant, nous finissons par partir dans cette avant dernière section.

Au milieu de la nuit, le ciel s’ennuage rapidement et l’averse, que dis-je, la tempête tropicale éclata!  Nous nous dépêchions à sortir nos vêtements imperméable mais c’était inutile, il pleuvait simplement trop.  En désespoir de cause, nous avons trouvé refuge dans un petit poulailler abandonné.  Nous en avons profité pour finir nos ribs apportés dans un doggy bag et nous avons même poussé le luxe jusqu’à dormir 20 minutes dans le foin.

À notre réveil, l’averse était passée et nous reprîmes la route.  La pluie avait cependant sérieusement miné les sentiers qui étaient maintenant boueux et lents.  À ce moment, nous n’étions plus certains de réussir à faire tous les CP réguliers de la section.  Dans une tentative de raccourci, nous avons sauté par-dessus une clôture sur un terrain privé.

L’ambiance était lugubre.  Une seule maison luxueuse trônait au milieu de « nowhere ».  Nous avons éteint nos grosses lumières de vélo et passé en douce; en espérant que les chiens que nous entendions jappés soient attachés.  Une bonne poussée d’adrénaline nous a réveille pour le reste de la section!

Nous atteignions enfin la plage qui marque le début de la dernière section.  Nous étions  dans les temps et nous avions tous les CP réguliers en plus.  Notre plan semblait fonctionner.  Mais depuis le début de la course, c’était très difficile de connaitre notre position.  Au meilleur, nous savions que nous étions 25ième ou quelque chose du genre.

La dernière section est un bonbon.  Deux CP réguliers que toutes les équipes engagées réussiront.  Un magnifique trek sur la plage avec les vagues qui cassent à nos pieds d’un côté et les falaises qui nous bordent de l’autre.  Nous avions la tête légère (surement un mixte de manque de sommeil et l’approche du finish!).

À Péniche, nous entendons les cries d’encouragement de notre équipe de support qui nous attend.  Nous avons croisé le fils d’arrivé après 126h46min de course!  Le champagne froid nous attendait et Alex s’empressa d’en profiter.

 

Les accolades et les remerciements entre co-équipiers et surtout avec notre fidèle équipe de support suivi.  Toutes les équipes ont franchi la ligne dans une fenêtre de 3 à 4h, c’est la particularité de ce format de course.

C’est en ramassant nos affaires, déjà pressé par le temps pour un départ le lendemain, que Vincent vient nous annoncer la bonne nouvelle.  Le classement sur internet avait été mis à jour, notre stratégie de la fin a payé; nous sommes 14ième au monde!!!!!

Félicitations à toute l’équipe!

4 Réponses

  1. Vince

    Excellent récis Francis.

    23 novembre 2009 à 12:45

  2. Jonathan

    Good job !

    23 novembre 2009 à 9:41

  3. Francis'Mom

    Quelle aventure…Toute une histoire à raconter, mais ça vaut la peine d’ëtre lue et relue…Ces moments inoubliables et ces souvenirs resteront sürement gravés dans vos mémoires à jamais !!!!

    23 novembre 2009 à 11:06

  4. Rémi Bergeron

    Bon travail à tous! C’est toujours merveilleux de lire ce genre de récit et de s’imaginer dans la course. Je ne peux que sympatiser avec l’inconfort du manque de sommeil et de la fatigue intense, mais aussi l’euphorie de terminer une course d’expédition.
    C’est merveilleux de voir une équipe de chez nous performer de la sorte avec les meilleurs au monde.
    Bravo à tous! Vous méritez ce succès!

    1 décembre 2009 à 2:57

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